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La sonnerie annonçant l’ouverture du magasin retentit.
Josy déjà au taquet, nous tomba dessus.
« Alors qu’est ce que vous foutez la, vous croyez que c’est le moment de lire son courrier !».
Calie fila dans son rayon.
Et moi, et bien moi, morte de frousse à l’idée de retourner dans cette réserve….
Heureusement, Charly arriva.
Charly, jeune étudiant en pharmacie, travaillait pour payer ses études.
L’avantage du rayon sport ,c’est qu’on nous mettait toujours comme stagiaire , de beaux et jeunes sportifs, au grand dam des vendeuses des autres rayons ,qui se coltinait toujours des étudiantes boutonneuses ou pimbêches, au choix ….
Charly, ne dérogeait pas à la règle ;
Grand, châtain clair aux yeux gris bleu, musclé juste à point, il me faisait pensait à la pub d’un parfum Hugo boss….
Bref toutes les vendeuses du département voir du magasin était en pamoison face à cette « merveille » de la nature .
Moi , naannn ….
Je me la jouais indifférente comme d’habitude.
Mais j’avoue que seule avec lui dans les fin fond de la réserve, les phantasmes les plus fou m’envahissait …..
« Ça va, ma belle ? »
Mououiii, difficile de jouer les indifférentes par moment….
Il ouvrit la porte du bureau du chef de dept’
« aaaaaaaaaaaaaaah »
Je l’avais oubliait celui là ! Le mannequin …
Charly me regarda en haussant les épaules, vexé sans doute d’avoir terni son image de super mâle à mes yeux.
« C’est qui le petit malin, qui a mis ça là ? »
« Va savoir ! Tu n’as rien vu, toi ? C’est toi qui est parti le dernier et qui a fermé la réserve ! Non ? »
Inspecteur Aby entrait en action, plus fort que la trouille qui me tenaillait le ventre ;
Le désir d’élucider ce mystère .
« Justement, non . Impossible de trouver la clé de cette foutue réserve »
« Tu n’as rien vu d’inhabituel, croisé personne ? »
Charly me regarda amusé.
« L’inspecteur Aby mène l’enquête ?!?...Hé, c’est qu’une clé , elle a du tombé quelque part ou quelqu’un la prise par mégarde »
Avec Charly, le courant était, tout de suite, passé…
On avait la même vision, la même façon de voir la vie, tour à tour désinvolte et profonde, comme tous les êtres blessés au plus profond d’eux même on se faisait plus trop d’illusion.
On regardait les événements avec humour et dérision, avec une certaine distance, en observateur .
Je savais que je pouvais lui faire confiance.
Comme avec Calie, nous avions passé des heures à nous livrer nos états d’âmes, nos secrets les plus inavouables ou les plus profonds…
Il avait quitté son pays basques natals, loin de l’influence familiale, pour poursuivre ses études.
Ses relations avec sa famille était conflictuelles et il avait trouvé en moi, de trois ans sont ainée, une grande sœur en qui se confiait…
Bien que je l’avoue, nos sentiments mutuels étaient bien plus ambigus que celui qu’éprouve un frère pour une sœur ….

Autant dire que notre connivence faisait des jaloux dans le magasin ; détail qui a son importance …
Je lui racontais donc de long en large les événements étranges de cette matinée …
Il m’écouta en silence, sans aucun étonnement.
Ça réaction me surprit un peu, mais bon connaissant sa grande maitrise de lui même, je n’en fis pas trop cas .
bien que je me demandais
À un moment s’il ne me prenait pas pour une folle .
Il me prit doucement la main et l’embrassa …
Comme pour me rassurer…
Le geste était tellement tendre et inattendue que je sentis le rouge me montait au joue, un trouble bien agréable m’envahit…
Je me sentis d’un coup en sécurité, préte à affronter les « monstres » de la réserve.
« Qu’est ce qu’on fait »lui demandais-je
« On prévient la direction, la police ??? »
« Non, écoute pour le moment, on s’est pas trop si leur menace sont sérieuse »
il faisait référence au
« ou sinon »
« C’est peut être une blague d’un petit plaisantin, on va d’abord faire notre propre petite enquête …j’ai un ami qui est détective privé, je vais lui en parlais. »
« Petit plaisantin ?!? Et ce que j’ai vu dans le miroir ? »
« Oui, là évidemment ?!?! Tu es sûr de ce que tu as vu ?!?»
Je commençais moi même à douter de ce que j’avais vu .
Mais c’était bien réel .



Charly sortit discrètement son portable et appela son ami Wilson.
Wilson était un américain, ancien du Viêtnam, désœuvré, il avait quitté son pays pour vivre à Paris et il avait monté une petite agence de détective à l’américaine.
Charly l’avait rencontré dans un petit bar en bas de chez lui, et tous les matins, ils y prenaient leur petit déjeuné ensemble.
Nous décidâmes qu’il nous rejoindrait à l’heure du déjeuné.
Et il fallut manigancer pour convaincre Josy d’accepter que Charly et moi mangions à la même heure.
Elle accepta en ronchonnant comme d’habitude ;
Mais dans le fond, elle avait bon cœur, il fallait savoir si prendre avec elle, c’est tout.
La matinée fut longue, très longue.
Heureusement ce matin là, il y eut beaucoup de client, ce qui m’évita de passer trop de temps dans la réserve.
Et quand je n’avais pas d’autres choix que d’y aller, j’évitais soigneusement de regarder le miroir…
Calie vint me voir plusieurs fois l’air interrogateur.
Je lui expliquais notre rendez vous avec Wilson.
Elle se débrouilla pour pouvoir manger en même temps que nous, après tout, elle était un élément essentiel de cet étrange mystère …
La lettre lui avait été adressé à elle, ne l’oublions pas .
L’heure du repas arrivé nous nous précipitâmes frénétiquement pour rejoindre notre lieu de rendez vous, un petit « chinois » du coin qui nous servait souvent de cantine.
Le chef de dept’, Nicolas pour les intimes, nous regarda passait dubitatif…
« Qu’est ce qu’il mijote encore c’est trois là ?!? » devait il pensait.
Wilson était déjà là, sirotant un petit apéro du cru.
Je l’aurais reconnu entre mille, il me fit tout de suite penser à un polar de Dashiel Hammet.
Bref, il avait un look de détective de polar américain des années 50.
Nous lui exposâmes les faits …
Il écouta attentif, ne semblant pas étonné de ce qu’on lui racontait …
Il hocha la tête et nous interrogea tour à tour.
Il retint entre autre le fait que la clé avait disparu, clé que nous avions d’ailleurs retrouvé dans la poubelle du bureau de Nicolas …
Hors, encore un fait curieux, le ménage avait été fait, le matin même vers 8 heures.
Cela nous fit froid dans le dos, parce que logiquement cela voulait dire que le « soupirant » de Calie était dans le rayon ce matin, peut être à quelques centimètres de nous et peut être même que j’avais papoté avec lui, pendant qu’il essayait un survêtement ou des baskets ….
Je fis alors l’inventaire de toutes les personnes que j’avais servi, et Wilson nota tout soigneusement dans le moindre détail.
J’essayais de me souvenir des conversations que j’avais eues avec mes clients.
Toute me semblait anodine …
Après avoir revu en détail chaque fait,
Interrogé Calie sur la lettre qu’elle avait trouvé dans sa poche …
Lettre qui aurait aussi pu être glissé dans la journée, au restaurant, dans le métro, dans le train ….
Wilson étudia chaque possibilité.
Wilson m’interrogea sur l’apparition du miroir …..
Un frisson me passa dans le dos, rien qu’au souvenir de cet instant ! J’avais parlé d’apparition à Calie et Charly, mais je n’étais pas rentré dans les détails.
Au moment où j’avais entrepris d’essuyer le miroir maculé de café, je vis face à moi, bien distinctement un visage qui n’était pas le mien ……
Il me scrutait le regard fixe, l’œil était sombre comme en colère, comme si j’avais dérangé, réveillé quelque chose ….
C’était un visage d’homme d’âge moyen ,35 - 40 ans, ses cheveux étaient mi long, bouclés, il semblait appartenir à une autre époque, un peu comme une photo jaunie.
Rien qu’à l’évoquer je sentis mon ventre se serrer et une envie de vomir me monta aux lèvres ….
J’étais livide, ça m’avait vraiment foutu une trouille noire tellement ça paraissait réel.
Wilson prit un ton paternaliste et me rassura, il ne mis pas en doute ma parole et parut me croire, ou il eut au moins la délicatesse de paraître me croire.
Charly pendant tout le temps ou j’évoquais ce souvenir m’avait pris la main et la serrait très fort, j’avais très envie à ce moment là de me blottir dans ses bras ….
Mais bon, on en était pas encore là .
On prie la décision avec Wilson que celui ci se laisserait enfermer dans la réserve.
Chose tout à fait possible puisque c’était ou Charly ou moi qui la fermions chaque soir, et la nuit comme les réserves étaient censées être fermé, il n’y avait pas de ronde.
L’heure de reprendre le travail étant arrivé, nous retournâmes dans le magasin.
En chemin nous reparlâmes de « l’autre » apparition du miroir, celle qu’avait révélé Calie en frottant la tache de café sur le miroir.
La fameuse rose que l’on retrouvait, et sur la lettre de calie, et sur le
mot du mannequin ….
Que pouvait signifier cette rose ?
Ça me faisait penser à la fleur de lys du moyen âge que l’on tatouait au fer rouge sur l’épaule des prostituées.

L’après midi fut aussi longue que la matinée.
Client ou pas je restais dans le rayon sous l’œil dubitatif de Josy qui ne m’avait jamais autant vu dans une journée, très occupée que j’étais à « ranger » la réserve.
D’ailleurs ironie du sort, on doubla le chiffre d’affaire ce jour là .
Ce qui nous valut le commentaire peu élogieux de Nicolas à l’égard de Josy :
« On devrait inverser les rôles et vous mettre plus souvent en réserve Mme Descaly ! »
Josy ronchonna et me jeta un regard noir.
Wilson arriva, heureusement que c’était l’heure ou Josy finissait son travail ….
Elle n’eut pas d’autre choix que de me laisser m’en occuper, ratant l’occasion de redorer son blason aux yeux de Nicolas.
Wilson joua au client jusqu’au départ de Josy.
Josy partit nous fîmes rentré Wilson dans la réserve avec la clé pour qu’il puisse s’enfermer à l’intérieur au cas où par excès de zèle, le vigile déciderait de vérifier que toutes les portes étaient bien fermés.
J’attrapais au vol mon manteau et mon sac dans le vestiaire montrant au passage du regard, le miroir à Wilson, J’avais trop peur de m’en approchait .
Sur le trajet du retour notre angoisse à Calie et moi était palpable, nous restâmes silencieuse tout le long.
Je passais une nuit mouvementée, me réveillant 2 ou 3 fois en sursaut. Et surtout je fis un rêve étrange ou je voyais le visage de l’homme du miroir me répétait inlassablement : « je sais qui tu es ? Je sais qui tu es ? »
Le lendemain, je déjeunais à peine, je rejoignais Calie sur le quai.
Le trajet en train nous paru interminable …
le silence était oppressant.
Nous avions hâte de savoir si Wilson avait découvert ou vu quelque chose.
Arrivées au magasin, Charly était déjà là, affairait derrière la porte de la réserve.
« Je ne comprends pas » dit-il « la porte est fermé de l’intérieur et Wilson ne réponds pas »

« Dépêche toi Josy va arriver » paniqua Calie
« Je ne vais quand même pas défoncer la porte !Wilson, Wilson, ouvre, merde… !»
La panique nous gagnait tous les trois .
Pourquoi Wilson ne répondait il pas, peut être c’était il endormi ?
En désespoir de cause, Charly défonça la porte, comme elle n’était pas très solide elle céda rapidement ….
« Mais qu’est ce que vous faites, vous êtes fou ? », beugla Josy arrivant sur ses entrefaites …
Nous nous précipitâmes dans la réserve, PERSONNE ….
Wilson avait disparu !
« Mon DIEU, mon DIEU » parvint à dire Calie, Charly, lui était livide.
Mon regard fut attiré vers le miroir .
Il y avait quelques choses d’anormale, une tache, UNE TACHE DE SANG ! Une tache de sang en forme de rose …..
Elle était encore fraiche à moitié dégoulinante.
J’entendais en bruit de fond la voix nasillarde de Josy.
« Oui, au lieu de défoncer la porte vous auriez du appeler le serrurier »
Et bla bla bla et bla bla bla …..
Mon cœur battait à cent à l’heure, je ne savais plus ou j’étais …
je sursautais, poussant un cri de surprise !
Charly m’avait prise par l’épaule.
« Qu’est ce qu’on fait me chuchota t’il, c’est de la folie ou est passé Wilson ? »
Je lui montrais la tache de sang.
Charly resta sans voix, comme tétanisé.
« Mais qu’est ce qui se passe » hurla Josy prise d’hystérie.
Il fallut qu’on sorte de la réserve pour reprendre nos esprits.
Calie, elle était déjà sortit, je l’entendais pleurer doucement enfermée dans une cabine.

J’entendis qui se rapprochait la voix de Nicolas donnant les instructions du jour …
il fallait qu’on prenne rapidement une décision .
De plus Josy était planté là devant nous, attendant une explication .
Le problème c’est que nous avions enfreint le règlement en faisant entrer une personne étrangère au magasin qui plus est, la nuit .
On risquait gros .
En se consultant seulement du regard, nous décidâmes de tout raconter à Josy.

Contre toute attente, Josy toute fière qu’on la mette dans le secret, décida de le garder à son tour.
Du moins le temps de la réflexion et qu’on trouve une solution.
C’était inquiétant, il n’y avait aucune trace de Wilson.
Et cette tache de sang sur le miroir ?!?!
Nicolas arriva, nous fîmes comme si de rien était, vaquant à nos occupations habituelles.
On envoya tout de même Calie à l’infirmerie,
« victime d’un léger malaise ».
Par contre, il ne fallait pas compter sur moi pour aller seule dans la réserve …..
Une fois Nicolas partie.
On se débrouilla pour placer une étudiante à la vente.
Et nous décidâmes tous les quatre d’inspecter la réserve.
Tout d’abord le miroir…
Je prie mon courage à deux mains, je m’approchais du miroir…
Je passais une main dessus, rien de spécial ne se passa.
J’entrepris de le nettoyer avec un chiffon et du produit à vitre, ça n’avait pas du être fait depuis des siècles.
À part l’endroit ou avait atterrie le café de la veille, le miroir était terni par la poussière et on s’y voyait version opaque.
« Regardez, regardez ! »
Mes trois compères se précipitèrent…
En effet la rose réapparut et instantanément comme si on l’écrivait sous notre nez une écriture apparut.
« Essayait de lire » chuchota Josy transie de peur
Et hop les mots disparurent …

« Quelqu’un a réussi à lire ? »
« Je sois, je sss… »
« Je sais qui tu es !!! » nous écriâmes tous en chœur
« Je sais qui tu es qui ?...
Qu’est ce que vous faites tous en réserve…
en rayon tout le monde ! »
Eh,ben oui ,nous étions tellement concentré sur notre miroir, qu’on avait pas entendu Sonia entrer dans la réserve …
Sonia, c’était l’adjointe du chef de dept’.
Plus chef que le chef, tu meurs …
Nicolas, lui se serait approché à patte de velours, aurait regardé par dessus notre épaule, aurait dit d’un ton ironique un truc comme
« Un pti coup de main ?»
Et je vois la scène, on aurait poussé un grand cri, Josy aurait fait la carpette se confondant en excuse, un truc du genre
« Ce n’est pas moi, c’est eux ! »
et on aurait éclaté de rire.
Mais Sonia, si elle n’aboyait pas, personne ne lui obéissait, alors elle aboyait, style affreux roquet, un brin frustré ….
Nous nous dispersâmes donc, moi la main dans la poche serrant très fort le mot du mannequin.
« Je sais qui tu es !!Je sais qui tu es !!!...
vu que c’était moi qui avais le chiffon à la main au moment des faits, je supposais que c’était encore à moi que ça s’adressait …
« Je sais qui tu es ,
Je t’en foutrais des je sais qui tu es …. »
La colère montait en moi.
face à l’incompréhensible, je reprenais du poil de la bête.
Puis je pensais à Wilson.
Mais ou, était il passé ?!
Peut être y avait il un passage secret ?!
Il fallait que je trouve le moyen de retourner en réserve, mais pas seule ….et c’était ça le plus compliqué…
Sonia surveillait soupçonneuse du coin de l’œil .

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