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Pas moyen de retourner en réserve de la journée.
Plutôt que d’y aller seule quand on avait besoin de marchandise « lâche que nous étions » on envoyait cette pauvre étudiante, avec la crainte à chaque fois de ne jamais la voir ressortir …
Le soir venu, nous n’avions toujours pas de nouvelle de Wilson …
Nous décidâmes de nous réunir rapidement dans un bistro du coin avant de rentrée chez nous, histoire de faire le point.
Autour d’un petit noir nous débâtîmes sur l’opportunité de prévenir la police ou non …
En même temps notre cas s’aggravait, une journée passée depuis la disparition de Wilson, ça risquait d’être considéré comme suspect …
Bref le nuit portant conseil, nous nous donnâmes rendez vous au même endroit …
Le lendemain, Calie, Charly, Josy et moi étions fidèle au poste, nous avions tous les quatre des cernes à faire peur, personne n’avait dormi …
Nous nous mîmes d’accord pour inspecter la réserve de fond en comble, au moins par deux à défaut de pouvoir y aller tous les quatre …
Avant l’ouverture du magasin, on y alla tous ensemble.
Josy ouvrit la marche, en tant que doyenne du groupe, elle avait pris en main les opérations.

On s’approcha du miroir avec précaution, de loin nous aperçûmes encore comme une tache, plus grande que celle de la veille … elle était rectangulaire de la taille d’une feuille de papier.


En nous approchant, nous vîmes s’inscrire sur la feuille, comme si on écrivait devant nous, des lettres, des mots, des phrases …..Qui défilait à la vitesse ou nous avancions.au moment ou nous arrivâmes devant le miroir. L’écriture s’arrêta, net !
Et hop, comme la fois précédente, l’écriture disparut comme par enchantement.
C’était rageant … !
Et ce coup ci, aucun de nous n’avait réussi à lire quoi que ce soit.
A part Calie qui avait vaguement vu écrit « Wilson ! » mais bon, on se dit que ça devait être l’émotion, car nous pensions tellement à ce qu’il avait pu arriver à ce pauvre homme que ça nous remplissait complètement l’esprit.
Un bruit derrière nous nous fit sursauter, cela venait de l’une des petites allées de la réserve ou était rangé la marchandise.
Un gémissement, un toussotement ….
Josy, qui nous épatait de plus en plus s ‘aventura vers l’allée.
Elle poussa un grand cri !
« Oh ! Mon DIEU !!! »
Nous nous précipitâmes.
« WILSON »
Notre Wilson était là, assis contre le mur, la tête entre les mains.
Pourtant, nous étions passés devant cette allée, mais sans doute obnubilé par le miroir, nous ne l’avions pas vu.
« Wilson, Wilson ! »
Il leva vers nous un regard vide, semblant ne pas nous reconnaître.
Charly se précipita vers lui.
« Mais qu’est ce qui c’est passé ? Ou était tu ? On s’est fait un sang d’encre »
Wilson regarda Charly sans parler ! Il se leva, passa entre nous, se dirigea vers la sortie et au moment de franchir la porte, il tourna son regard vers le miroir et resta un instant sans dire un mot, le regard hagard et il nous laissa planté là, sans plus d’explication !


Charly se précipita derrière lui.
« Wilson, Wilson, dis moi ,dis moi ce qui c’est passé, tu as disparu pendant toute une journée ? »
Wilson ne répondait pas. Mais je vis Charly devenir livide.
Je m’approchais pour comprendre ce qu’il se passait.
Charly dégagea le col de Wilson, celui ci ne réagit même pas et sur son cou, j’aperçus tatoué la fameuse rose.
Wilson repoussa la main de Charly, pris l’escalator et s’éloigna dans un mutisme glaçant.
Charly le suivit .
Moi, l’heure de l’ouverture du magasin ayant sonné, je fus obligé de rester , nous ne pouvions pas tous quitter notre poste.
Surtout que Sonia arrivait d’un pas plus que décidé qui voulait dire
« tous aux abris ».
Je laissais donc Charly s’occupait seul de Wilson, je trouverais bien une explication pour justifier son absence.
« Ou est Charly ? »Beugla Sonia
Elle ne perd pas de temps celle là.
Je la soupçonne même d’être un poil amoureuse du beau Charly d’ou son antipathie ouverte me concernant, elle ne supportait pas notre connivence et me le faisait souvent payé très cher.
« Euh ! Il a oublié son badge dans sa voiture, il revient tout de suite »
Pffffffff…tu aurais pu trouver mieux, Aby .
Charly n’a pas de voiture, en plus en plein Paris, il faut être un poil maso pour venir travailler en voiture c’est le plus sûr moyen d’être tout le temps en retard et de faire grossir les caisses de l’état en contravention …
Sonia me regarda l’air de dire
« Prends moi encore pour une imbécile, toi tu vas voir…. »
Qui n’augurait rien de bon !
« Tous dans le bureau de Nicolas »
Bon, qu’est ce qu’il se passe encore !
Je regardais Calie et Josy.
Toutes les deux était encore sous le choc et d’avoir retrouvé Wilson et du tatouage aperçu dans le cou de celui ci.
Tout le département se retrouva dans le bureau du chef, soit une dizaine de personne excepté Charly bien sur qui manquait à l’appel.
« Voilà » dit Nicolas »depuis quelques temps il se passe des choses étranges dans notre département.
Nous nous regardâmes du coin de l’œil avec Calie et Josy
« Plusieurs vols on eu lieu et après enquêtes, ça se passerait soit à la fermeture du magasin soit à l’ouverture du magasin »
« Soit la nuit » pensais-je tout haut
« La nuit ? » vu le ton qu’il employait il m’aurait dit : n’importe quoi pauvre idiote ça m’aurait fait le même effet !
« Non, je disais ça, comme c’est entre la fermeture et l’ouverture, ça se passe la nuit »
Sylvia, la punaise du rayon enfant, pouffa, ironique.
Là ! Je m’enfonçais…..
« Ben, oui » fis Josy venant à la rescousse
« il y a bien des vigiles, la nuit, pourquoi ne pas chercher de ce côté là »
« Oui » fit Nicolas « c’est pas à exclure, excuse moi, Aby ! »
Un chef qui s’excuse, ça c’est a noté d ‘une pierre blanche.
Je faillis tirer la langue à Sylvia, je me contentais d’un clin d’œil à Josy pour la remercier pour sa vivacité d’esprit.
Puis mon esprit se fixa sur les vigiles.
Peut être qu’il faudrait les interroger, peut être avait il remarqué quelques choses d’inhabituelles.

Parmi les vigiles ,il y avait Jimmy , un étudiant dans le commerce qui arrondissait ses fins de mois en faisant des petits boulots en dehors du fait qu’il était en alternance dans le magasin la journée , 1 semaine sur 2 .
Il travaillait comme vigile les semaines ou la journée, il était à l’école.
D’après son emploi du temps, il était donc dans le magasin, hier soir .
Je décidais donc avec Calie de l’attendre ce soir après le travail.
La matinée fut de nouveau très longue …
Charly ne réapparut pas, ce que je commençais à trouver très inquiétant.
Et je ne parle pas de Sonia qui à chaque qu’elle passait dans le rayon me jetait un œil noir ….

Avec Calie nous nous retrouvâmes le midi, dans « le chinois du coin ».
Alors que nous étions installés tranquillement buvant notre petit apéro histoire de se remettre les idées en place après tant d’émotion .
Charly fit son apparition.
« ENFIN ! » nous écriâmes Calie et moi en chœur.
« Alors comment va Wilson ? »
« Mal ! On dirait qu’on lui a fait un lavage de cerveau, il n’arrête pas de parler de sacrifice, de fer rouge, de chevalier, de rose ….c’est complètement délirant…il est totalement terrorisé !
« Chevalier, fer rouge ? » toujours en chœur
« Oui » répondit Charly
« il a même parlé d’épée de rituel ‘hommes en blanc cagoulés » ….
Il y eut un temps de silence …
« Ça fait très secte, cette histoire ! » dis-je pensant tout haut
Je sais pas pourquoi mais ma pensée vint sur Jimmy.

Quand j’ai rencontré Jimmy à mon arrivée dans le magasin, c’était le macho type, style méditerranéen, du haut de ses 19 ans avec son costume cravate (obligatoire quand on est vendeur au rayon homme !), il se l’a joué, super mâle de ses dames. Aucune (d’après lui !) ne lui résister ….
Dés mon arrivée, il a jeté son dévolu sur ma charmante personne (comme sur tant d’autre charmante personne du magasin !) pas dupe, je l’avais gentiment remis à sa place !
Et pas rancunier, on avait finalement sympathisé, on avait les mêmes goûts cinématographiques et nous sortions de temps en temps ensemble, le soir devant une bonne toile.
Il m’avait même fait découvrir un bar à bière bien sympathique ou j’avais testé une bière sirop- fraise qui m’avait fait apprécier la bière, moi qui n’aime pas, mais pas du tout ça !
Un jour, du jour au lendemain, il ne m’a plus adressé la parole.
Pourquoi ? Mystère !
Comme je n’étais pas du genre à me prendre la tète, je ne lui demandai même pas d’explication, après tout, positivons ! tanpis pour lui !
Puis quelques jours plus tard, une collègue de son rayon vint me voir.
« Aby ? Ça fait combien de temps que tu n’as pas parler à Jimmy ? »
« Un certain temps, pourquoi ? »
« Parce qu’il a complètement pété les plombs ! Il n’arrête pas de parler de Dieu à tout bout de champs on dirait qu’il a atterri dans une secte, on le reconnaît plus ! »
Tel Zorro, à la rescousse de ses amis, pas rancunière pour deux sous !
Ni une ni deux, j’allais parler à Jimmy !
Effectivement, il me parla de Dieu et j’acceptais de manger avec lui le soir pour en savoir plus …et je découvris un Jimmy transformé par la foi !
Fini le macho, le Play boy de ses dames …il se dégagé de lui une sérénité, lui qui était hyper nerveux, une paix que je trouvais d’un coup très émouvante. Renseignement pris, il faisait juste partie d’une église protestante évangélique, dont entre autre le pasteur le plus connu est Martin Luther King, donc rien à voir avec une secte.
Il s’excusa alors de m’avoir ignoré ces quelques temps, il m’expliqua qu’il avait besoin un temps de prendre ses distances avec certaines personnes, et c’est là que j’appris à ma grande stupeur, qu’il était raide dingue de moi ! Et je peux vous dire qu’il cachait bien son jeu, parce que je n’avais jamais rien soupçonné !
Nous continuâmes donc à nous voir en tout bien tout honneur, il me parlait de temps en temps de sa foi, m’avait invité dans son église pour son baptême ….et basta, rien de plus, pas de prise de tète !
Parfois des discussions passionnels et passionnées, mais surtout une saine amitié était né !
Pourquoi, j’avais pensé à Jimmy à ce moment là !
Parce que souvent, il m’avait parlé de sectes bizarres, satanistes qui faisaient des sacrifices, ça me faisait à chaque fois froid dans le dos !
Et surtout, plusieurs fois il m’avait répété comme une litanie :
« Tu sais il y en a bien plus qu’on ne le pense, et peut être va savoir qu’il y en a une là, sous nos pieds . Parce qu’il s’installe souvent dans les sous sol . »
Bref, mon Jimmy, il fallait que je le vois de toute urgence et j’attendis le soir avec une impatience et un énervement qui agaça Sonia qui me colla du travail en plus .
« Ça, vous calmera »

18h50…..je trouvais un prétexte pour descendre dans les sous sol ou se trouvait les vestiaires des vigiles, à côté il y avait aussi les vestiaires des achats de la journée que nous n’avions pas le droit de monter dans les notre, de vestiaires …on sait jamais des fois que ….la confiance régnait quoi .
Jimmy était déjà là, même pas étonné de me voir .
« Ah ! Aby ! Je t’attendais » je le regardais un peu surprise .
« Tu m’attendais ? »
« Oui !, j ‘ai rêvé de toi cette nuit ! C’était assez étrange d’ailleurs !tu étais au milieu d’une montagne de rose rouge et or, et tu m’appelais au secours ! »
Bon, comme plus rien ne m’étonnait depuis quelques jours, je fis juste un :
« Ah !bon !et alors ? »
« Et, alors, je venais à ton secours, pardi ! » et nous éclatâmes de rire
« Écoute, il faut que je te parle, il se passe des choses bizarres dans le magasin ! »
« Oui, je sais ! »(M’énerve celui là, il m’énerve ! tant d’assurance ça m’horripile)
« Tu sais quoi ? »
« J’ai entendu des bruits bizarres, avant hier et hier soir aussi »
« Ah, bon ? Mais qu’est ce que tu as fait ? Tu as vu quelques choses ? »
« J’ai prié »
Ah, bah celle là, il fallait que je mis attende…..
« Tu as prié ? »
« Oui ! Je t’assure si tu avais entendu les cris qui sortaient de cette réserve, tu aurais fait pareil »
Euh, nan, je crois bien que je serais plutôt partie en courant, pensais-je en mon fort intérieur.
« Ok !ok ! Et après, tu as vu quelques choses »
« Non, pendant que je priais les cris se sont arrêtés puis plus rien, tu te doute que j’ai préféré changer d’étage »
« Et d’autre personne, les ont entendu ces cris ? Je ne sais pas julien, Ahmed, ils étaient avec toi ? »
« Non, j’étais seul, ils étaient dans les autres étages, et je leur ai rien dit parce qu’il m’aurait pris pour un fou ! »


Je lui racontais, tout ce qui c’était passé depuis le début, la lettre de Calie, le mot dans la main du mannequin, le miroir et surtout Wilson .
à suivre.....

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